Journal d'un caféïnomane insomniaque
samedi octobre 20th 2018

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Pas si Kong que ça, Robinsonne !

En ces temps de Saint-Barthélemy des porcs présumés (coupables, bien entendu, en État de travers), je fus pris d’une irréfragable envie de replonger au sein (si je puis oser) de quelques bandes-dessinées érotiques. Deux ont retenu mon attention, deux adaptations, deux curiosa…

    La première bande-dessinée célèbre un film d’aventures de Cooper et Schoedsack, une mise en bulles Pas si Kong que ça du chef d’oeuvre hollywoodien millésime 1933 déjà chroniquée dans ces pages. Conservant le noir & blanc commun aux fumetti italiens et et au cinéma des années Trente, cette bande-dessinée Pas si Kong que ça offre une version coquine, féminisée et lesbianisée, drolatique et incongrue de King Kong.

    La seconde adapte un classique de la littérature britannique signé Daniel Defoe, Robinson Crusoe sous la plume d’Eric Maltaite et le titre Robinsonne, la Naufragée. Et si Robinson avait été une demoiselle ? C’est le parti-pris de l’auteur. L’histoire est jumelle de celle de Defoe. Robinsonne, jeune fille en quête de volupté, embarque au gré de flots à voile et à vapeur jusqu’à son naufrage sur une île apparemment déserte… Ses (més)aventures piquantes sont dans la veine de celles de son alter-ego masculin, toutefois franchement moins pudibondes !

Voici deux agréables divertissements en cette triste époque de totalitarisme bien-pensant ; un peu de légèreté et de liberté dans les relations humaines qui rappellent un temps que les moins de vingt ans ne connaitront jamais, enterré sous les coups de boutoirs conjugués du capitalisme pornographique et du néo-féminisme castrateur.

 

Philippe Rubempré

Pas si Kong que ça, Elvifrance, 1978.
Eric Maltaite, Robinsonne, la Naufragée, L’Écho des Savanes/Albin Michel, 1999.

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