Journal d'un caféïnomane insomniaque
mercredi novembre 21st 2018

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La maison sous la mer – Paul Vialar

Faut s’farcir le premier chapitre ! Mais heureux les courageux, dès le second, nous basculons dans un univers quelque part entre Quéffelec Père et Loti, avec un soupçon de Zola qui aurait abandonné toute velléité de misérabilisme.

L’histoire est classique, tragique. Deux hommes, une femme, et c’est le drame. L’écriture sonne juste. Elle est sans fioritures ; l’auteur est à la fois un familier de ce style littéraire, romanesque de la première moitié du Vingtième Siècle, et des niveaux de langages et autres idiotismes propres aux professions de ces personnages. La fin, dont nous ne dirons rien, est abrupte, à vous tirer une larme.

La maison sous la mer navigue entre naturalisme, Pêcheurs d’Islande et une ambiance cherbourgeoise particulièrement réussie. Peu de personnages, mais de vrais caractères attachants. Sans doute n’est-ce pas un chef d’oeuvre, mais ce roman est honnête et assure sa fonction romanesque, bovaryste et paradoxale avec un certain brio.