Ab hinc… 312
« Si votre monde est mort, c’est que vous n’avez pas su le maintenir en vie. » – Maurice G. Dantec, Le Théâtre des opérations.

Chers lecteurs, en dépit du carnaval électoraliste annoncé et de la tragi-comédie covidique en cours, je vous souhaite une excellente année 2022. Qu’elle vous apporte de belles lectures, la joie et l’espérance. « Et que le combat soit sans espoir ne nous empêchera pas de le mener » (Jean Mabire).
Lectures décembre
- Les Précieuses ridicules – Molière
- Les aventures de la Chevalière – André Hodeir
- La Chevalière et le panache blanc – André Hodeir
- Le prix du danger – Robert Sheckley
- La recherche de l’authentique. L’amour, l’esprit, la littérature – Jim Harrison
- Le crépuscule des Lumières – Michel Geoffroy
- Jugan – Jérôme Leroy
- Raskar Kapac Sur la piste de Blake & Mortimer – Maxime Dalle, Simon Bernard, Archibald Ney et alii.
- Haute-Ville – Jean Mazarin
- Le dernier Espadon – Jean Van Hamme, Teun Berserik & Peter Van Dongen
Ab hinc… 311

« Peu m’importent les classes sociales, il peut y avoir des bourgeois aussi bien parmi les nobles que parmi les ouvriers et les pauvres. Je reconnais le bourgeois non à son costume et à son niveau social, mais au niveau de ses pensées. Le bourgeois a la haine du gratuit, du désintéressé. Il hait tout ce qu’il ne peut s’élever à comprendre. » – André Gide
(Je souligne).
Ab hinc… 310 et Joyeux Noël !

« La juste place de la noblesse est évidemment aux côtés du peuple, et un aristo qui ne le comprend pas n’est pas digne d’être né. Qu’elle soit incarnée par Louis-Philippe, Macron ou quiconque, la bourgeoisie d’argent sera toujours l’ennemie des honnêtes gens. » (Je souligne).
Louis-Henri de la Rochefoucauld, « Instinctivement du côté des Gilets jaunes », entretien avec Nicolas Gauthier, in Éléments n°193, décembre 2021-janvier 2022.
Des nouvelles de l’Amitié – Collectif
Celui qui n’est plus ton ami ne l’a jamais été.
Aristote

Qu’en est-il de l’Amitié à l’heure des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) ? C’est ce qu’a voulu savoir Sylvie Payet en réunissant 43 auteurs (dont votre serviteur) qui ont répondu sous des formes hétérogènes, de la nouvelle au sonnet. 43 auteurs et autant de visions de l’Amitié, celle avec un grand A, celle qui survit à tout, y compris à ce tyran de poche baptisé smartphone (« téléphone intelligent » ! mon c… ! Abrutissant serait plus honnête !). Publié aux éditions Terres de l’Ouest, ces nouvelles de l’Amitié sont à la hauteur du défi par la qualité et la diversité des différentes contributions.
On y retrouve quelques écrivains déjà chroniqués dans ces pages, à commencer par Thomas Morales, dont la plume singulière se reconnaît dès les premières lignes, sans oublier François Jonquères, à qui je dois ma participation à ce recueil, ni François Cérésa, dont nous avions lu et goûté Le Petit Roman de la Gastronomie. Nous retrouvons avec plaisir la malice du roi des Parisiens, Alain Paucard, dont l’humeur nous enchante. Et ce recueil est aussi l’occasion de belles découvertes, ainsi, parmi d’autres, nous avons été touché par la nouvelle de Sylvie Teper, Passage à vide, si juste sur le vide abyssal de la « start-up nation », ou par les vers libres d’Éric Neirynck.
Chaque auteur présent honore l’Amitié de sa plume et de sa singularité ; indépendamment des atomes crochus propres à nos inclinaisons personnelles, chacun apporte sa pierre à la célébration de la plus belle et la plus noble des vertus, l’Amitié.
Voilà donc le recueil à offrir à vos amis. Donnez-leur de vos nouvelles, Des nouvelles de l’Amitié.
Philippe Rubempré
Collectif, Des nouvelles de l’Amitié, préface de Sylvie Payet, éditions Terres de l’Ouest, novembre 2021, 263 p., 15 euros.




