Journal d'un caféïnomane insomniaque
vendredi septembre 21st 2018

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The Boob Tube, un soap opera érotique, parodique, malicieux et délirant !

    La fièvre porcine actuelle témoigne du degré de folie atteint par certaines idées féministes. Réfractaire au principe de délation et amateur d’érotisme, il ne me déplait pas dans ce contexte de mettre à l’honneur des oeuvres qui nous rappellent que le sexe se doit d’être d’abord libre et joyeux, comme ici et encore .

The Boob Tube, la chaine (TV) des seins, illustre à merveille la gaudriole dans la bonne humeur partagée, festive et conviviale comme disent les promoteurs du vivre-ensemble depuis qu’ils ont assassiné la fraternité. Cette parodie érotique de soap opera est enlevée par une bande d’actrices et d’acteurs qui n’ont pas plus froid aux yeux qu’ils ne sont traumatisés d’avoir interprété un film pour adultes. Pas le moins du monde des victimes, n’en déplaise aux ceusses qui estiment (en quel nom ?) que prostituées et actrices pornographiques en sont nécessairement, même si elles l’ignorent.

Ce film de 1979 – une époque où les films érotiques avaient scénario, acteurs et budget dignes de ce nom – met en scène de façon hilarante l’installation d’un psychiatre généreusement doté par la nature dans une petite communauté de Californie. À peine arrivé, le pauvre homme est assailli par Selena Carpenter, voisine nymphomane délaissée par son mari ; lequel découvre les plaisirs sadiques en compagnie de sa secrétaire ; secrétaire dont l’amant, jaloux, infidèle et masseur, imagine une machination pour faire chanter ledit mari… Un charivari coquin pimenté par l’assistante et les clientes du masseur, une madame Stein obsédé par les parachutistes de l’armée israélienne, une ado de 16 ans avec un corps de femme et l’inévitable plombier ! Le tout, comme à la télé, entrecoupé de spots publicitaires tous plus délurés les uns que les autres.

The Boob Tube est un film érotique parodique décomplexé, joyeux, drôle, et bien interprété. Une curiosa à regarder seul(e) ou accompagné(e), qu’on soit à voile, à vapeur, cumulard, partouzard, cinéphile ou nanarophile. Divertissement réservé, cela va de soi, à un public averti. Saintes Nitouches, mères-la-pudeur, faces de carême, grenouilles de bénitier et autres peines-à-jouir de toutes obédiences, s’abstenir.

Spud Begbie

 

The Boob Tube, réalisation Christopher Odin, USA, 1979, avec John Alderman, Colleen Brennan, Elana Casey, Lyllah Torena… Réédition DVD Bach Film, 2009, collection « Sexploitation », 75 minutes, couleur, VOSTFR, format 1.85, public averti.

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