Journal d'un caféïnomane insomniaque
dimanche mai 19th 2019

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Florilège

PARCE QU’ELLES ME PLAISENT OU QU’ELLES M’INTRIGUENT…

  • Un bon souvenir, c’est comme une bonne bouteille : il ne faut pas le boire seul – Jean-Louis Fournier
  • On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va – Jacques Prévert
  • Ici, aux pentes des collines,
    face au crépuscule et au canon du temps
    près des jardins aux ombres brisées,
    Nous faisons ce que font les prisonniers,
    ce que font les chômeurs :
    Nous cultivons l’espoir
    – Mahmoud Darwich
  • Il n’y a qu’une façon de voir les choses… jusqu’à ce que quelqu’un vous apprenne à les voir autrement – Pablo Picasso
  • Un coup de dés jamais n’abolira le hasard – Stéphane Mallarmé
  • Some are born to sweet delights
    Some are born to endless nights
    – William Blake
  • Moi Monsieur, je me déguise en homme pour n’être rien – Francis Picabia
  • J’parle pas aux cons, ça les instruit – Michel Audiard
  • L’imagination imite ; c’est l’esprit critique qui crée – Oscar Wilde
  • L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art – Robert Filliou
  • La liberté est un état d’esprit – Paul Valéry
  • Moi mon remord ce fut la victime raisonnable au regard d’enfant perdu, celle qui ressemble aux morts, qui sont morts pour être aimés – Paul Eluard
  • Il ne faut pas oublier que les gens ne veulent pas vivre. Ils veulent vivre davantage. La vie nue n’intéresse personne – Peter Sloterdijk
  • C’est pas la peine de se tuer, puisqu’on se tue toujours trop tard – Cioran
  • Le théâtre est le plus puissant moyen de l’éducation au rapprochement des hommes – Jules Michelet
  • Les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus – Marcel Proust

La Vénus à la fourrure – Leopold von SACHER-MASOCH

« Severin Severin, please Mistress forsake me… » Ainsi Lou Reed de chanter la fameuse Venus in furs du Velvet Underground…

Et Guido Crepax de mettre en dessins la tumultueuse relation entre la belle Wanda et Severin.

Je dois avouer connaître la Venus in furs du Velvet et la Vénus à la fourrure de Crepax avant d’avoir lu l’oeuvre originale de Leopold von Sacher-Masoch. Et à mon grand étonnement, je ne puis que constater ma déception.

Et pourtant ça commençait bien. J’ai apprécié tout le début du roman, quand toute la tension est contenue entre les dialogues et les non-dits, quand les armes qui se répondent sont d’antiques philosophes et des artistes renaissants… Dès que Masoch entre dans le vif du sujet, si je puis parler ainsi du « contrat d’esclavage » passé entre Wanda et Severin, quelque chose cloche. Soit l’auteur ne va pas assez loin dans l’écriture de sa pensée, soit il en écrit carrément trop. Toute la fin de la Vénus à la fourrure m’a semblée rédigée de la sorte, mi-figue, mi-raisin, ou plus exactement ni figue, ni raisin.

Cela dit, ce roman reste un ouvrage majeur de la littérature érotique, et les humanités en commandent la lecture. Je me permettrai humblement de vous conseiller d’en compléter la lecture par l’adaptation graphique sublime de Guido Crepax (bande dessinée publiée par les éditions Taschen, dans la collection Evergreen), en écoutant en boucle la Venus in furs du Velvet Underground, cela va sans dire !

le tableau de couverture est signé du Titien (Vénus au miroir)

La lune écoute aux portes – Georges Ch. BRASSENS

Commençons par préciser que ce roman – le premier de Brassens, je crois – était initialement intitulé Lali Kakamou. Vous ne vous plaindrez pas de ne pas avoir été prévenu…

Le texte est très court, complètement surréaliste. Onze chapitres, onze petites scènes illustrant la vie réelle et inavouée d’un petit quartier parisien (ou d’un immeuble ?).

Un Brassens potache, très différent du poète incarné dans ses chansons. Ça se lit tout seul, c’est agréable, drôle et déroutant.

Une curiosité charmante et surprenante !

Publié à compte d'auteur par Georges Brassens himself !

Protégé : L’âge blessé – Nina BOURAOUI

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Las Vegas Parano – Hunter S. THOMPSON

À la lecture du reportage, car c’en est un, on comprend d’où vient la légende. Et ce qui a motivé l’ex-Monthy Python Terry Gilliam à la réalisation du film éponyme (Las Vegas Parano, avec Johnny Depp et Benicio del Toro).

Ce petit bouquin est jouissif pour tout fan des Seventies ; il ravira les soixante-huitards attardés et les ceusses-qui-croient-encore-à-l-ouverture-des-portes-de-la-perception. En soi, c’est un véritable manuel à l’usage du consommateur de drogue, doublé d’un guide, tel qu’on en édite tous les ans au moment de la foire aux vins.

Ceci étant dit, le livre est très bien écrit. Il y a une plume Hunter S. Thompson derrière les aspects scandaleux du Dr Gonzo. Sans doute le livre a-t-il perdu de sa force de frappe, arme de destruction massive des idéaux W.A.S.P. ; il n’en reste pas moins révélateur d’une époque, d’une certaine Amérique, et il constitue une excellente approche du journalisme gonzo inventé par Hunter S. Thompson.

Un livre qui de toute manière ne vous laissera pas indifférent. Et c’est en soi une excellente raison de vous laisser tenter par l’expérience.

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